Game of Thrones, le Trône n’est pas un jeu !

Hello les filles,

Je suis ravie de vous retrouver en ce lundi mouvementé ! Pourquoi « mouvementé » ? Parce que, même si vous ne regardez pas la série, vous n’êtes pas sans savoir qu’hier, à 21H aux States, à 3H du matin heure française, était diffusé sur la chaine HBO, le dernier épisode de la série mythique, Game of Thrones. Alors, non, nous n’avons pas fait de nuit blanche, Romain et moi, pour visionner le season finale. Par contre, on s’est levés à l’aube pour pouvoir le regarder au calme – sans les enfants quoi !

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D’ailleurs, si vous ne l’avez pas encore regardé, je vous conseille fortement de quitter cette page et de revenir plus tard, une fois que vous aurez regardé l’ultime épisode. Parce que oui, l’article d’aujourd’hui est consacré à la critique de la dernière saison de Game of Thrones. Par ailleurs, c’est un article écrit à 4 mains, avec Romain qui a contribué à l’écriture de cet article. Nous avons été tellement échaudés par cette dernière qu’on a vraiment eu envie de s’exprimer et de partager avec vous notre ressenti. Alors, c’est parti !

La fin d’une époque…

Ce lundi 20 mai aurait du être une apothéose, après presque 9 ans, nous allions connaitre le dénouement de Game of Thrones, la série de la décennie, le phénomène de la télévision. J’aurais aimé vous parler de nos sentiments, vous dire que ce que nous avons vu nous a ému, transcendé, et qu’au final nous sommes ressorti de l’expérience à la fois heureux et mélancoliques. Malheureusement, rien de tout ça dans les lignes qui vont suivre, cette dernière saison est pour nous un gâchis terrible et flirte avec l’absurde.

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J’ai toujours adoré la saga littéraire du trône de fer que j’ai découvert il y a 15 ans et que j’ai relu plus que de raison. Lorsque j’ai appris qu’HBO, l’une des chaines avec les séries les plus réputées allait nous sortir une adaptation, j’ai été à la fois enjoué et aussi dubitatif car j’avais du mal à imaginer quelque chose d’aussi fidèle et épique.
J’ai entrainé Julie là dedans un peu malgré elle et j’ai été ravi de voir qu’elle accrochait à cet univers. Après une fin de saison et une décapitation qui l’a laissé sur son postérieur, nous avons attendu chaque printemps et sa saison de Game of Thrones pour nous entrainer dans cet univers fantastique.

Une série prometteuse !

En tant que lecteur, les choix narratifs et les divers ajouts par rapport au livre me paraissaient souvent inutiles (scène de bordels par exemple) ou contestables (renommer des personnages comme Asha/Yara, l’intrigue avec Sansa à Winterfell etc…). J’étais attristé de voir disparaitre certains pans de l’histoire (Lady Coeurdepierre ou Griff/Aegon, Victarion etc…) mais je pouvais entendre la nécessité de condenser pour une adaptation de ce calibre que je trouvais très réussie.

Lorsque la série a fini par rattraper les livres, j’ai eu de gros doutes sur la suite des événements mais une fois encore, les Showrunners ont su nous surprendre avec des séquences comme l’explosion du septuaire de Baleor, la bataille des Bâtards, jusqu’aux origines de Jon Snow assez bien amenée. Bon public, nous n’avons pas tenu compte de certaines faiblesses scénaristiques qui commençaient à poindre le bout de leur nez en fin de saison 5 et dans la 6. Julie, qui n’avait pas lu les livres s’en rendait compte et c’était assez bizarre de voir que les mêmes choses nous perturbaient pour des raisons différentes (l’intrigue de Dorne expédiée en deux secondes par exemple).

Quand vient le doute…

Lorsque la saison 7 est sortie, raccourcie de quelques épisodes, une fois encore nous avons profité du spectacle sans nous prendre la tête avec les téléportations de certains personnages d’un bout à l’autre de Westeros (Gendry ce coureur fou, avec une mention spéciale pour le corbeau capable de livrer une missive encore plus vite qu’un rafale de l’armée.). Les ellipses narratives sont fréquentes dans les séries. Et même mal amenées, elles permettaient de donner un peu de rythme.

Deux ans plus tard et la hype au maximum, l’ultime saison est venue fracasser l’audimat. Bien qu’un peu perplexe par rapport aux déclarations du casting qui nous prédisait une fin qui allait diviser, nous nous sommes lancé sans apriori dans ce dernier chapitre. Les épisodes 1 et 2 nous ont globalement plu. Le premier relançait la machine et le second amenait la mélancolie propre à la fin d’une série avec son lot d’adieu. Le rythme semblait s’accélérer encore plus et certaines choses expédiées (la libération de Yara, Jon Snow et l’apprentissage du vol sur Krokmou aka Rhaegal pour ne citer que ça) mais face au combat qui se préparait face aux Marcheurs Blanc cela ne choquait nullement. On allait vers quelque chose d’épique, du jamais vu à la télévision… Alors oui, c’est en effet du jamais vu !

Un scénario alambiqué…

Puis est venu l’épisode 3… Que dire sinon que la mise en scène est superbe, que la direction artistique laisse entrevoir la débauche de moyen pour nous pulvériser les iris. Et que dire surtout de la musique de Ramin Djawadi qui sublime le tout et nous fait vibrer en même temps que l’action (le thème du Night King est l’un des meilleurs de toute la série !). Oui mais voilà, la fin de l’épisode nous a laissé sur les fesses, mais pas en bien. Outre des problèmes de rythme qui nous ont fait sortir de l’histoire par moment, certains rebondissements n’en étaient pas, ou manquaient de subtilités pour nous faire y croire. En vrac: l’arrivée de Mélissandre, la charge des Dothrakis, le réveil des morts… Puis viennent les limitations techniques, cachées par des artifices tel que ce noir omniprésent, un seul géant zombies pour faire écho au dernier épisode de la saison 7 où on pouvait en apercevoir une dizaine. Je ne cite pas les éléphants manquants de la Compagnie Dorée dans l’épisode 1, qui n’aura servi qu’à meubler et faire défiler des figurants dans de belles armures – un peu comme le poivron dans les brochettes que personne ne mange !

Mais c’est surtout le fait qu’Arya tue le Night King si tôt et de façon si inopinée, de voir un Jon Snow si inutile alors qu’il a été ressuscité pour ça le gars ! Bran qui roule des yeux pour mater tout le monde en train de mourir à travers les yeux de ses piafs et Théon qui meurt bêtement en chargeant à la lance parce que « son arc narratif est clos ». Julie ne cachait pas sa déception. Quant à moi, je ne savais pas quoi en penser, ni à quoi m’attendre pour la suite. Mais nous espérions tous les deux que les choses allaient s’arranger, sans trop y croire.

L’épisode 4 fut vraiment bofbof: encore des téléportations, des adieux à n’en plus finir et des balistes surpuissantes qui te laissent entendre que Daenerys n’est pas prête de s’asseoir sur le trône de Papa avec son dernier dragon encore en vie. Tu te dis que deux épisodes ça fera peut être un peu cours malgré un rythme si rapide que l’émotion n’a plus le temps de s’installer et les intrigues de se développer. C’est très frustrant d’avoir ce sentiment de regarder quelque chose qui manque de profondeur sous couvert du peu de temps d’images qu’il reste pour boucler la saga.

Un bel enrobage, une fin bâclée.

L’enrobage est beau (réalisation, mise en scène, musique) mais cela faisait bien trop creux pour être crédible. Au moment de visionner l’épisode 5, la joie que nous avions initialement à la reprise de la série était partie, l’impatience avait fait place à l’appréhension et bientôt à une méga déception. Que l’on puisse ou non adhérer à ce qui nous a été proposé, que l’on puisse le justifier par une logique en revenant 30 épisodes en arrière ou pas, il est impossible de ne pas voir ce manque de profondeur, du temps qu’il aurait fallu pour passer de la Daenerys libératrice à la Daenerys organisatrice de barbecue party.

Il en va de même pour Varys. Le gars, il a toujours eu 3 coups d’avance sur tout le monde, notamment grâce à ses « petits oiseaux » et a conseillé de nombreux rois, plus fous et décadents les uns que les autres. Et là, comme un débutant, il se fait prendre en 2 secondes et n’a pas réussi à mettre son plan à exécution. De ce que l’on comprend, il voulait empoisonner Daenerys. Sauf que ! Manque de bol, le fléau « Comme j’aime » a frappé: la Reine des Cendres fait un régime draconien (HA HA HA !) et ne mange plus rien. Bref, encore une conclusion alambiquée.

L’épisode d’avant montre la puissance des balistes réduites en cendre par un seul dragon. L’épisode d’après, un massacre de plus de 40 min qui n’apporte au final pas plus que s’il avait duré 5 min avec une belle ellipse (mince j’aurais du envoyer un mail aux showrunners ils auraient pu économiser un épisode entier !). Le traitement de Cersei et Jaime est juste honteux ! Ils méritaient une meilleure fin, plus développée et profonde. Un combat avec Euron qui sort de l’eau comme par hasard dans une baie cachée, pour finir par mourir d’un éboulement à la con… Tout ça pour ça. Alors oui, on peut parler symbolisme, du pouvoir qui s’effondre sur eux, mais pour y croire au symbole, encore faut-il bien l’amener, et là pardon mais à nos yeux d’humbles téléspectateurs, c’est raté.

L’ultime épisode…

Nous étions lundi 13 Mai, on avait touché le fond sur bien des points mais c’était avant l’épisode 6, le last of the last, celui censé marqué le point final à une saga qui a bouleversé une génération de téléspectateurs. Alors par quoi commencer ? Jon Snow qui fait office de martyr et fini aussi transparent qu’un service en arcopal ? Le discours de Daenerys Palpatine devant ses troupes de storm-insullied ? En arrivant à la séquence des « élections » après le drame, on a du arrêter la lecture avec Julie tant nous étions estomaqué par le déroulé des événements, je lui laisse son « non, mais c’est une blague ? » pour résumer son impression générale. D’ailleurs, petite parenthèse, Drogon ayant emporté avec lui le corps de sa mère, il aurait été très facile de mentir sur le déroulé des événements et lui faire porter le chapeau pour le crime, comme quoi, n’est pas Littlefinger qui veut.

Autre moment, autre déception…. Bran qui finit sur le trône, fait le canard avec sa sœur en lui laissant le Nord, fout son frère/cousin en exil alors qu’il est autrement plus légitime. Ver gris qui prend ça bien et se barre, comme si de rien n’était. Encore des ellipses à droite et à gauche, du bla-bla de Tyrion qui, s’il joue très bien, n’enlève pas le fait qu’il manipule tout le monde le bougre au point qu’on peut presque croire qu’il va nous donner une belle fin… Spoiler alert: Bah non c’est plat. Lorsqu’il va chercher son frère et sa sœur au début de l’épisode, il manque quelque chose, pour que nous puissions nous sentir en phase avec lui. En phase avec l’épisode en fait.

Lorsque le générique a retenti, nous n’étions même plus dans l’histoire, on avait déjà décroché, désabusé par cette conclusion plate, creuse, sans la substance littéraire pour alimenter son contenu devenu insipide. Une fin classique aurait fait moins de dégâts car à trop vouloir surprendre, les scénaristes n’ont pas vu qu’ils prenaient le risque de décevoir un public qui pour beaucoup s’attendaient à « tout mais pas à ça ». Nous n’allons pas lui enlever ses qualités car elle en a eu, beaucoup même, mais en ce qui concerne sa conclusion, la vraie, vous me pardonnerez, mais j’attendrais la sortie des bouquins !

Et vous, que pensez-vous de cette dernière saison ?

Des bisous ♥

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