Et si on arrêtait de culpabiliser ?

Humeurs Et si on arrêtait de culpabiliser ?

Oui, je parle à toutes les femmes de cette planète ! VOUS qui me lisez, derrière votre écran d'ordinateur... C'est un article que j'écris tel que je le pense mais qui me pèse depuis tellement de temps. Pourquoi ? Parce que je veux ENFIN faire taire cette culpabilité qui ronge bien trop souvent mon quotidien. Parfois, pour pas grand chose et à d'autres moments, pour des sujets plus importants. Pourtant, si vous me connaissiez dans la vie, je suis une nana qui déteste les prises de tête. Je prends les choses comme elles viennent et si ce n'est pas le cas, tant pis, je passe à autre chose. J'ai trop souffert par le passé à cause de certains éléments extérieurs nuisibles donc désormais, j'ai décidé de relativiser les choses.

Cela dit, même si j'ai évolué sur ce point, il m'arrive d'énormément culpabiliser dans mon quotidien. Ça a empiré depuis que je suis devenue maman. Pour l'éducation de mon petit Estao, avec son papa, nous sommes à 100% d'accord pour une répartition équitable de son éducation: changes, couché, repas, bain... Il en va de même aussi pour les tâches ménagères. Bref, a la maison, c'est du 50-50. Cela dit, quand il est question de mon fils, ça devient plus compliqué... Si je reste au lit parce que j'ai mal dormi la nuit et que je me suis levée parce qu'Estao fait ses dents, évidemment le matin j'ai du mal à me lever. Du coup, le papa prend le relai et devinez qui culpabilise ? C'est bibi !

J'ai décidé de rester à la maison pour m'occuper à 100% de mon bébé. Impossible pour moi de le laisser à la crèche (qui, de toute façon, nous a répondu qu'il n'y avait pas de place pour lui) et encore moins, de le mettre chez la nounou. C'est viscéral, c'est comme ça. Nous l'avons envisagé bien sûr, que je reprenne le travail et qu'on le laisse chez la nounou mais rien que d'y penser, j'avais envie de pleurer - et pourtant, il m'en faut pour pleurer ! Bref, nous avons pris cette décision tous ensemble, pour le bonheur et l'épanouissement de chacun.
 
Sauf que. 

Qui a éprouvé de la culpabilité vis à vis du boulot ? Je vous le donne en mille, c'est bibi ! Bien que je ne porte pas forcément mon travail dans mon cœur, j'ai éprouvé de la culpabilité voire une certaine honte à avoir préféré ma famille à mon boulot. Sur Instagram, j'ai lu il y a quelques jours, une maman qui se plaignait qu'on lui demandait sans arrêt quand elle reprenait le boulot. Elle répondait à ces personnes, qu'avec 3 enfants, reprendre le travail, ce serait le club med à côté de son quotidien ah ah ! Le statut de mère au foyer est encore mal perçu aujourd'hui. Je trouve qu'on nous en demande beaucoup trop de nos jours: ramener un salaire à la maison, être une bonne mère, rester femme, gérer un foyer... et dans tout ça, elle doit encore trouver du temps pour elle ! 

Bref, là n'est pas le sujet de cet article mais depuis que je suis devenue mère, je ressens de plus en plus cette pression sociale surtout depuis que j'ai décidé d'élever moi-même mon fils. Je vous parlais d'une autre pression sociale que j'éprouvais, celle de l'allaitement. Le pire sentiment de culpabilité jamais éprouvé. Aujourd'hui, j'ai décidé d'arrêter avec toutes ces conneries et de vivre façon Dolce Vita. J'en ai marre de culpabiliser parce que la vaisselle est restée toute la journée dans l'évier, parce que je n'ai pas respecté mes jours de publication sur le Blog, parce que j'ai laissé mon mari jouer son rôle de père et que de ce fait, j'en ai profité pour faire une grasse mat', parce que j'ai décidé d'ouvrir une parenthèse professionnelle le temps d'élever mon fils pour ne rien rater de ses premiers mois... Bref, la liste est longue mais je crois que je suis sur la bonne voie. Après tout, je ne suis pas parfaite, qui l'est d'ailleurs ? Il est temps d’arrêter de culpabiliser pour un rien, vous ne croyez pas ? ;)


J'ai écrit cet article à cœur ouvert. Et parfois, ça fait du bien... 
N'hésitez pas à partager vous aussi votre expérience en commentaire, je prends toujours plaisir à vous lire ! ;)


Des bisous


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5 petit(s) mot(s) doux

  1. Je pense que tu as entièrement raison... La société peut mettre une pression pas possible, que les gens en soit conscient ou non. Je pars du principe que notre vie est unique et que c'est à nous de décider ce qu'on a envie d'en faire. Nous ne sommes pas sur terre pour nous sacrifier au service des autres et de la société, nous n'avons pas à rentrer dans un moule qui ne nous correspond pas et surtout nous n'avons pas à nous sentir coupable de ne pas faire ce qui correspond à un pseudo schéma idéal. Je pense que c'est un très bon choix de ta part d'élever ton fils et de t'y consacrer pleinement, de même que tout les choix que tu feras pour son éducation ne concerne que toi et ta famille si c'est ce que tu penses être le mieux pour votre bien être à tous ! Quant à ton mari, effectivement tu n'as pas à culpabiliser non plus, c'est son rôle de père de s'occuper également de son enfant, d'autant plus que vous en avez convenu ensemble. Dans tout les cas, profite de ton fils et de ta famille et détache toi de la pression sociale :) je vous souhaite à tout les trois plein de bonheur !

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  2. Pour bien connaître le sujet, je suis bien d'accord surtout comme tu le dis, en devenant maman , ça empire... Mais la société a encore besoin d'évoluer car mon mari qui fait le ménage, le repassage, la cuisine, la baby-sitter (pour que je puisse aller faire du sport) est extraordinaire aux yeux de tous et nous qui faisons la même chose tout en travaillant, personne ne viendra nous féliciter !!!

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  3. Je comprends ce sentiment de culpabilité. J'ai moi aussi tendance à m'accabler de bien des reproches. Et ça devient pesant. Parfois je me dis la même chose que toi, qu'il faut que j'arrête de me reprocher tout et n'importe quoi. Qu'il faut lâcher prise. Je n'ai pas encore d'enfants mais j'ai déjà cette fâcheuse manie, de culpabiliser en ce qui concerne les tâches ménagères, et les petites choses du quotidien avec mon mari... c'est déjà bien d'en prendre conscience. Ca aide. Et ton article aussi !

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  4. Bon courage à toi!...et à toutes celles qui te rejoignent.

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  5. Malheureusement, la société n'est pas hyper sympa avec les mamans qui souhaitent s'occuper de leurs enfants.
    Si je m'étais arrêtée de travailler pour mon fils, mon mari, ma belle-famille et mes amis m'auraient pourri la vie..
    J'ai moins de courage que toi et j'ai cédé. J'ai repris le travail au bout de trois mois.
    Bon courage à toi !

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